Irina Lankova, de grâce et de feu

Irina Lankova dompte d’une feinte douceur les plus violents compositeurs. Ce fut encore le cas, le 26 mars à Paris, dans une salle Gaveau conquise par les caresses à Schubert, les griffes à Scriabin et une chevauchée parfaitement maîtrisée des préludes Op.23 no. 1-7 de Rachmaninov. Le public n’oubliera pas non plus la création mondiale qu’elle a donnée d’Ostinato Etude Op.66 du déjà très abouti et pourtant encore prometteur compositeur Nimrod Borenstein. Irina Lankova traduit sur le bout des doigts toute la poésie fantastique de Borenstein dont la musicalité tient de l’origine de l’Univers et d’une influence marquée du Sérialisme.

Causeur (FR), Antoine Colonne, avril 2014